Le secteur cosmétique s’est déclaré prêt à prendre des mesures « d’envergure inédite » pour permettre d’accueillir les clients en toute sécurité et obtenir la réouverture des commerce au plus tôt avant Noël.

Jauge plus sévère et extension des horaires

Espérant initialement une ouverture des points de vente dès jeudi 12 novembre, les organisations professionnelles du secteur [1] ont proposé notamment de réduire encore la jauge d’accueil et de renforcer les protocoles sanitaires en place, pour assurer la protection des clients qui souhaiteraient venir faire leurs achats en boutique ou pouvoir bénéficier d’un soin. « La réouverture des points de vente et d’accueil est la seule chance de sauver les ventes de Noël du secteur, cruciales pour les entreprises et les commerces concernés  », soulignent-elles.

Parmi les mesures proposées :

- une révision de la jauge en parfumerie portée à 10m2 disponibles par consommateur, et à 9m2 pour les instituts et les SPA, au lieu des 4m2 recommandés par les protocoles sanitaires ;
- autorisation exceptionnelle d’élargissement des plages horaires d’ouverture (notamment le dimanche jusqu’à la fin de l’année) ;
- mise en œuvre exemplaire de la norme AFNOR SPEC élaborée à l’occasion du déconfinement pour les parfumeries sélectives et les instituts, spas et autres soins de beauté ;
- multiplication des actions de formation et d’information sur les protocoles à mettre en place par les établissements pour que le plus grand nombre de professionnels puissent en bénéficier.

Une période essentielle

Le secteur cosmétique est tout particulièrement impacté par le confinement actuel s’ajoutant à celui du printemps dernier qui avait largement touché les parfumeries, instituts de soin et de beauté. Selon une étude réalisée par le cabinet Asteres pour la FEBEA, ce sont avant tout les petites entreprises du secteur, TPE et PME, qui ont subi les pertes les plus importantes.

« Réalisant une part considérable de son chiffre d’affaires annuel pendant les semaines précédant les fêtes de Noël - de 26% à plus de 75% selon les cas - le secteur risque de ne pas se relever d’une fermeture prolongée de ses points de vente et de ses centres de soins en cabine pendant les mois de novembre et décembre », estiment les organisations professionnelles.

Dans ce secteur où l’expérience client est un élément clé de l’achat, les pertes liées à la fermeture des commerces physiques ne pourront être compensées par les dispositifs de click & collect et de vente à distance, estiment par ailleurs les différentes fédération du secteur. Sans compter que pour les soins d’esthétique et de bien-être, bien évidemment, la digitalisation ne saurait représenter une alternative.

Pour l’heure, le gouvernement français a opposé une fin de non-recevoir aux demandes de réouverture des commerces, estimant que cette mesure de fermeture permet d’éviter « la multiplication des occasions de contamination ». L’éventuelle réouverture des commerces ne devrait pas être de remise à l’ordre du jour avant le 1er décembre 2020.