Le consommateur le plébiscite, la loi le demande [1] : les emballages vont devoir être de plus en plus réutilisables, réemployables et recyclables. Entreprises et marques du secteur beauté en ont conscience et multiplient les initiatives pour décliner les objectifs dits « 3R » : Reduce, Reuse, Recycle (réduction, réemploi, recyclage).

Si les expériences de réutilisation sont spectaculaires et souvent enthousiasmantes - flacons de parfum re-remplissables (Mugler, Guerlain, Chanel…), gels douches ressourçables (L’Occitane), produits d’hygiène vendus en vrac (Cozie), et gel hydroalcoolique re-remplissable (Mustela), etc. - l’enjeu de la recyclabilité est tout aussi considérable.

Demandée aussi au niveau européen, elle est d’ailleurs une des actions environnementales préférées par les consommateurs du secteur de la beauté. Selon une étude shopper Citeo, réalisée en 2018, 64% d’entre eux considèrent qu’un emballage recyclable «  est un emballage qui respecte le mieux l’environnement  ».

Pour aider les entreprises dans cette tâche, Fédération des entreprises de la beauté (FEBEA) et Citeo ont élaboré un guide pratique basé sur sept exemples précis et détaillés d’emballages non recyclables :

- un flacon de shampoing en PET opaque
- un flacon d’après-shampoing en PP sombre,
- un pot de crème en PP avec manchon,
- un flacon de parfum en verre non sodo-calcique,
- une palette de maquillage en ABS,
- un emballage souple multi-matériaux,
- un tube de crème en plastique et aluminium et sa coiffe en PP.

Sur la base d’un diagnostic de recyclabilité complet, le guide Recyclabilité des emballages de la beauté explique pourquoi ces sept emballages ne sont pas recyclables et surtout propose les actions correctrices à apporter pour les rendre recyclables.

Ainsi, un flacon « en verre laqué opaque ou teinté opaque risque d’être identifié comme un emballage infusible non recyclable lors de l’étape de tri optique, au début du processus de recyclage du verre ». Pour qu’il soit recyclé, le guide préconise un verre translucide. Le miroir d’un boîtier de maquillage n’est pas non plus compatible avec le recyclage. Le guide propose, par exemple, un miroir non associé et amovible.

Le sous-titre du guide « Concevoir pour mieux recycler en France » inscrit toute l’attention à porter à ce document de 13 pages, très didactique et concret. Outre un chapitre sur le tri des emballages, il consacre une large place au recyclage en expliquant comment ça marche, à l’aide de fiches techniques claires et précises pour chacun des matériaux (plastique, papier-carton, alu…). Le guide fournit également une boîte à outils, en indiquant notamment une appli pour tester la recyclabilité des emballages, et des conseils pour communiquer auprès de ses consommateurs.

Le guide « Recyclabilité des emballages de la beauté » est téléchargeable sur le site de Citeo et de la FEBEA, ici.