100 millions d’euros sur cinq ans
Les 13 premiers élus sont sortis du lot parmi 1000 candidatures de start-ups et PME provenant de 101 pays examinées par le groupe. Selon L’Oréal, les pionniers sélectionnés – dont les innovations s’étendent des emballages à base de bois aux ingrédients issus de déchets, et bien plus encore – sont ceux qui ont démontré le plus fort potentiel en matière de transformation durable de l’industrie des cosmétiques.
Créé en partenariat avec l’University of Cambridge Institute for Sustainability Leadership (CISL) avec pour ambition d’accélérer l’émergence et le déploiement à grande échelle de solutions durables, L’AcceleratOR est doté d’un budget de 100 millions d’euros sur cinq ans.
Projet pilotes
Les entreprises sélectionnées bénéficieront d’une phase d’accompagnement intensif menée par l’équipe innovation du CISL, avec un accent particulier sur la préparation et le déploiement de projets pilotes. Ils auront également l’opportunité d’accéder aux ressources de L’Oréal dans le monde afin de lancer des projets pilotes en six à neuf mois, avant de déployer éventuellement leurs solutions au sein des opérations internationales du groupe.
Parmi les participants on compte six fabricants d’emballages et de matériaux d’emballages : Kelpi, spécialiste des emballages recyclables à faible empreinte carbone à partir d’algues ; Bioworks, un concepteur japonais de bioplastiques issus de la canne à sucre et d’autres matières végétales ; Blue Ocean Closures, qui propose des bouchons et couvercles en fibre comme alternative aux éléments plastiques, Pulpex, spécialiste des bouteilles en papier recyclables ; Pulpac, un spécialiste suédois des procédés de fabrication d’emballages papier bas carbone ; et Raiku, qui conçoit des emballages haut de gamme absorbeurs de chocs à partir de bois naturel.
À cette liste s’ajoutent trois fournisseurs d’ingrédients d’origine naturelle —Biosynthis, qui développe des matières premières renouvelables et biodégradables ; P2 Science, qui conçoit et commercialise des solutions de chimie verte et des matériaux biosourcés ; et Oberon Fuels, qui valorise les déchets de bois et de pâte à papier en ingrédients renouvelables pour formules en spray – et par trois spécialistes des solutions circulaires – Novobiom, qui utilise des champignons pour transformer des déchets complexes en produits à forte valeur ajoutée ; Replace, concepteur français d’une technologie permettant de transformer des déchets complexes et multicouches en objets durables ; et Gàs Verde, une société brésilienne qui produit du biométhane destiné à remplacer les énergies fossiles dans les procédés industriels et les transports.
Enfin, l’importance de croissante de l’intelligence des données dans la plupart des secteurs économiques est matérialisée par la sélection du Britannique Neutreeno, qui propose un système numérique permettant d’aider les entreprises à calculer et à réduire les émissions au sein de leurs chaînes d’approvisionnement.

























