Premium Beauty News - En premier lieu, quelle est l’ambition de Good Brands dont fait partie la marque Typology ?
Ning Li - J’ai créé Good Brands en 2018 avec l’envie d’un projet à long terme, inspiré des grands groupes en Europe et en France. Ils ont souvent une stratégie de portefeuille de marques, ce qui offre de vrais avantages, des synergies. La première marque, Typology, lancée il y a sept ans, ayant pris de l’ampleur et une belle place dans l’univers cosmétique, c’était le bon moment pour créer notre seconde marque Sujet, cette fois dans le parfum. Typology est aujourd’hui reconnue comme une marque experte du soin de la peau, il était important de la maintenir sur cette spécialisation et d’envisager la fragrance sous un autre nom.
Premium Beauty News - Justement, pourquoi "Sujet" ? Ce nom en français peut-il avoir une résonance internationale ?
Ning Li – C’est un nom court à consonnance française, mais pas si éloigné de son équivalent anglais. C’est clairement un parti pris de revendiquer le côté français. Typology, qui se développe beaucoup à l’international, a aussi bénéficié de son ancrage français. Donc il nous est apparu pertinent de garder un nom en français. "Sujet", c’est assez inattendu, très descriptif...
Premium Beauty News - Avec la base line « du semi au flacon », vous revendiquez une approche différente du parfum, en quoi ?
Ning Li – Nous avons fait le choix de travailler en direct avec les agriculteurs pour l’approvisionnement de nos matières premières naturelles. Ce n’est que le début, il reste encore du chemin à parcourir pour aller plus loin dans cette dimension de commerce équitable, mais pour notre premier parfum, nous travaillons directement avec une ferme située dans les Alpes-Maritimes qui nous fournit le foin, la matière principale. Nos partenaires se chargent ensuite de l’extraction puis de la composition. Cette approche nous permet de mettre en avant l’agriculteur, l’agriculture, et valide la traçabilité. C’est pour moi une dimension beaucoup plus belle, beaucoup plus à l’origine du parfum, qu’une célébrité ou un artifice glamour.
Premium Beauty News - Peut-on parler de parfums naturels ?
Ning Li – C’est un terrain assez mal défini dans l’industrie. Ce que l’on essaie de faire comprendre, c’est surtout cette dimension de commerce direct. Tout n’est pas naturel dans le développement du jus, de la fragrance en elle-même.
Premium Beauty News - Le premier « sujet » est Le Foin, pourquoi ce choix de matière olfactive ?
Ning Li – C’est un ingrédient assez banal mais peu utilisé en parfumerie, pourtant l’extrait de foin a un très bon rendu olfactif. Il y a un aspect sensoriel assez fort. C’est surtout un élément emblématique du paysage, des odeurs et de la culture française.
Premium Beauty News - Pour ce lancement vous avez fait le choix d’une distribution très confidentielle avec un site de vente accessible uniquement sur invitation, pourquoi ?
Ning Li – Notre modèle repose sur une distribution volontairement restreinte, avec une production pour ce lancement d’environ 4000 unités. En tant que petite marque, nous pouvons nous permettre de créer un parfum en petite série et de préserver un sentiment de rareté, de découverte, c’est une force. C’est une approche qui invite à la patience. Nous privilégions le bouche-à-oreille plutôt que les lancements massifs. Les personnes inscrites sur notre liste d’attente accèdent au site en avant-première et peuvent à leur tour inviter d’autres personnes. Notre objectif est que cette marque, exclusivement en ligne reste petite, confidentielle et exclusive.
Premium Beauty News - La fragrance Le Foin [1] est la première d’une longue série ?
Ning Li – Je le souhaite. L’idée est de continuer à construire cette marque avec de nouveaux lancements en 2026, toujours avec cette même philosophie liée directement à l’agriculture, partir de la matière brute pour construire le parfum autour, et créer une petite communauté autour de nos parfums. Nous voulons que chaque lancement soit une histoire, un paysage à raconter.





























