Le groupe américain de cosmétiques et parfums Coty (marques Bourjois, Rimmel, Lancater, licences de parfums Burberry, Calvin Klein...) a publié des résultats en repli de janvier à fin mars, lesté notamment par un repli de ses ventes au Moyen-Orient.
Au troisième trimestre de son exercice décalé, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires en recul de 1% sur un an, à environ 1,3 milliard de dollars, a-t-il indiqué dans un communiqué, mardi 5 mai 2026. C’est un niveau conforme au consensus d’analystes interrogés par Factset.
Coty a bénéficié d’un effet devises important qui lui a apporté 6% de croissance. Sans cela, les ventes ont reculé davantage (-7%), ce qui inclut un vent contraire de 1,4% lié au conflit au Moyen-Orient, dit-il.
Toutes les régions ont connu une décroissance, sauf l’Asie Pacifique, où les ventes ont bondi de 9%, portées notamment par la Chine et la Corée.
Sur cette période, le groupe Coty a enregistré une perte de 411 millions de dollars, contre une perte de 409 millions l’année précédente.
"Même si les résultats du troisième trimestre sont restés en deçà de notre potentiel en valeur absolue, nous sommes satisfaits d’avoir enregistré une rentabilité supérieure à nos prévisions, malgré les perturbations de nos activités au Moyen-Orient en fin de trimestre", a fait valoir Markus Strobel, PDG par intérim depuis début janvier, cité dans le communiqué.
"C’est une première étape encourageante, alors que nous commençons à renforcer progressivement notre maîtrise opérationnelle et notre qualité d’exécution", indique-t-il.
Moins de lancements
Le groupe a annoncé en septembre le lancement d’une revue stratégique de sa division de cosmétiques grand public pour se recentrer sur la parfumerie avec le rapprochement des divisions de parfums "prestige" et "grand public".
Coty a indiqué mardi qu’il entendait continuer de réduire de manière significative le nombre de lancements, de diminuer les coûts de production marketing en partie grâce à l’intelligence artificielle, tout en augmentant les dépenses consacrées à l’engagement des consommateurs.
Pour le 4e trimestre de son exercice 2026 décalé, le groupe anticipe "une amélioration séquentielle modérée par rapport aux tendances de ventes du troisième trimestre".
L’activité au Moyen-Orient devrait peser sur les ventes du quatrième trimestre à hauteur d’environ 2% à 3%. En revanche, les effets de change devraient être neutres.

























