Bernard Fraisse, Fareva

Bernard Fraisse, Fareva

Cette fois, c’est fait ! La présence du groupe d’origine française de l’autre côté de l’Atlantique est une réalité depuis quelques jours. Une étape essentielle pour la firme dont son principal dirigeant, Bernard Fraisse, n’avait jamais caché l’importance stratégique. « Il s’agissait de choisir la bonne opportunité pour accroître notre influence sur ce continent, explique-t-il, à la fois dans le domaine pharmaceutique et cosmétique. Et cette unité de production possède tous les atouts pour cela grâce au talent de ses équipes et l’excellence de son outil ».

L’usine de Richmond continuera à assurer des opérations de fabrication et de conditionnement pour Pfizer. Cette reprise par Fareva s’inscrit dans une véritable accélération du développement international de la firme qui est maintenant présente dans dix pays et, confie Bernard Fraisse, «  devrait l’être d’ici deux ans en Asie ! »

Le chantier du Brésil

Pour l’heure, l’autre chantier important se situe au Brésil où le groupe a démarré en juillet 2010 la construction d’une usine dont les bâtiments s’étendront sur plus de deux hectares pour le remplissage et le conditionnement d’eaux de toilette et d’aérosols. Un investissement réparti en trois tranches et qui se montera au final à 42 millions d’euros en employant à terme entre 700 et 800 personnes. « Le groupe Avon est un partenaire important dans cette opération, souligne Bernard Fraisse, puisque nous allons pouvoir lui assurer le conditionnement de plus de 150 millions d’unités par an ». À noter que le groupe Tubex est également un partenaire important au niveau de la fourniture d’aérosols et de tubes. « Une bonne plateforme aussi, explique le numéro un de Fareva, pour saisir à l’avenir les opportunités de développement dans le secteur du maquillage sur ce continent ».

Une année 2011 qui reste également marquée pour le groupe Fareva par plusieurs investissements industriels avec le démarrage d‘un deuxième site en Turquie (produits moussants et crèmes), sans oublier la Russie (produits moussants et eaux de toilette) et la mise en route d’une deuxième ligne de conditionnements d’aérosols au Pays de Galles.