Le géant britannique Unilever, qui possède des marques comme le savon Dove et les déodorants Axe, en plein recentrage sur les cosmétiques, l’hygiène et l’entretien de la maison, a amélioré mardi 28 juillet ses prévisions de résultats annuels. Le groupe a publié un bénéfice net en recul de près de 5,6%, à un peu plus de 3,3 milliards d’euros, plombé notamment par des coûts de restructuration et des effets de change.
De son côté, le chiffre d’affaires a progressé de 0,5%, à 25,6 milliards d’euros sur le semestre. Hors éléments exceptionnels liés aux acquisitions, cessions ou effets de change, il a même grimpé de 4,8%, tiré en particulier par les marchés indien et sud-américain.
Ces résultats conduisent le géant britannique à revoir à la hausse son objectif de croissance du chiffre d’affaires annuel. L’entreprise avait annoncé fin mars la séparation de sa division alimentaire, valorisée près de 45 milliards de dollars, réunissant les soupes Knorr, les moutardes Maille et la mayonnaise Hellmann’s d’Unilever, cédée au groupe américain McCormick & Company (épices Ducros ou moutarde French’s). L’opération doit être achevée mi 2027.
Dans ce cadre de son recentrage sur quelques marques phares, Unilever avait déjà bouclé en décembre dernier la scission de sa division glaces comprenant les marques Magnum, Cornetto, Ben & Jerry’s.
"Nous avons enregistré une solide performance tirée par les volumes au premier semestre, avec une progression significative au deuxième trimestre – le meilleur trimestre en volume pour Unilever depuis plus de dix ans", a fait valoir le directeur général Fernando Fernandez.
Les prix en légère hausse ont toutefois été freinés au second trimestre en raison de promotions pour la Coupe du monde de football et de la compétition sur certains marchés.
Si "l’environnement macroéconomique reste incertain" (assombri notamment par la guerre au Moyen-Orient, ndlr) le patron d’Unilever se dit "confiant" dans le fait que le groupe atteindra ses "prévisions annuelles révisées à la hausse".
Sous la pression d’investisseurs, dont le fonds activiste Trian du milliardaire américain Nelson Peltz, pour améliorer les performances, le groupe avait présenté en 2024 un plan stratégique pour se focaliser sur 30 marques "motrices".

























