Les instituts Body Minute ont dégagé au total en 2025 un chiffre d’affaires d’environ 120 millions d’euros, a indiqué mardi à l’AFP le dirigeant de l’enseigne esthétique Jean Christophe David, ajoutant que le réseau "se portait bien", alors que certains franchisés se sont plaints d’une forte baisse de leur chiffre d’affaires.

Le dirigeant a démenti des propos de la présidente de l’Union des franchisés de Body Minute, Soraya Ouas, tenus lors d’une manifestation le 20 avril devant le siège de la société JCDA, propriétaire de la marque Body Minute. "Depuis août 2025, plus de 70 magasins ont fermé, dont trois la semaine dernière", avait-elle affirmé à l’AFP. "On a tous perdu 60% de notre chiffre d’affaires".

"Face à la diffusion récente d’informations évoquant une prétendue baisse de 60% du chiffre d’affaires de ses instituts, le groupe Body Minute tient à apporter un démenti clair et factuel", indique Jean Christophe David dans un communiqué transmis à l’AFP.

"Ces affirmations sont totalement infondées et ne reposent sur aucune donnée représentative du réseau", selon le dirigeant. Jean Christophe David explique que le chiffre d’affaires moyen par institut a été stable entre 2024 et 2025, autour de 285.000 euros chacune de ces années, a-t-il dit à l’AFP, et ces chiffres prouvent, selon lui, que Body Minute "se porte bien".

Le nombre d’instituts Body Minute est passé de 465 en 2023, à 435 en 2024 puis 425 en 2025. Mais sur ces 425 instituts, certains ont fermé au cours de l’année 2025, a précisé M. David à l’AFP. Interrogé sur le nombre actuel d’instituts ouverts sous cette enseigne, le dirigeant a répondu : "On doit être à 395, (mais comme) là on a fait des réouvertures, on est peut-être 400".

L’Union des franchisés de Body Minute avait appelé à se mobiliser le 20 avril devant le siège de la société JCDA, propriétaire de la marque Body Minute, après avoir assigné la maison mère en justice en février. Seize franchisées et ex-franchisées estiment, dans cette assignation que l’AFP avait consultée, que "les conditions et obligations imposées aux franchisés par le franchiseur dépassent largement le cadre légal applicable à un contrat de franchise", avec notamment des réductions sur les prix imposées par la maison mère et non compensées.

Une audience de procédure est prévue début mai devant le tribunal des activités économiques de Paris.