Le géant britannique des produits d’hygiène, cosmétiques et alimentation Unilever a publié jeudi 12 février un bénéfice net annuel en légère hausse après avoir scindé en 2025 sa division glaces. Le groupe prévint toutefois que les ventes 2026 pâtiront d’un "ralentissement des marchés".
Son bénéfice net à périmètre constant, c’est-à-dire en ne regardant que le portefeuille de marques qu’il conserve à la fin de l’année, a progressé de 4,6% à 5,7 milliards d’euros, malgré un recul de son chiffre d’affaires de 3,8% à 50,5 milliards d’euros.
"En 2025, le groupe Unilever est devenu plus simple, plus performant et plus rapide", a déclaré le directeur général Fernando Fernandez dans un communiqué. "Nous agissons rapidement pour bâtir une entreprise génératrice d’un fort désir pour nos marques, d’excellence opérationnelle sur tous les canaux et de maîtrise des coûts".
Focus sur la beauté et les soins de la personne
Concernant 2026, le directeur général indique avoir des "priorités claires en matière de croissance" et souhaite focaliser davantage les investissements sur les segments "beauté" et "bien-être et soins de la personne", le haut de gamme et le commerce en ligne. Il entend aussi renforcer la croissance du groupe "aux États-Unis et en Inde".
Unilever prévient toutefois que la croissance de ses ventes en 2026 "devrait se situer au bas de la fourchette" prévue "reflétant des conditions de marché ralenties". Fernando Fernandez précise que le groupe reste confiant "pour 2026 et au-delà," notamment du fait d’une exécution rigoureuse.
Sous la pression d’investisseurs, dont le fonds activiste Trian du milliardaire américain Nelson Peltz, pour améliorer les performances, le groupe a dévoilé en 2024 un plan stratégique pour se focaliser sur 30 marques "motrices". Le groupe connu pour les savons Dove, les déodorants Axe ou les soupes Knorr, avait alors annoncé la scission de sa division glaces et lancé, pour doper les marges, un plan d’économies prévoyant 7.500 suppressions d’emplois, soit près de 6% des effectifs.
Avec la séparation de sa division glaces "la saisonnalité des ventes d’Unilever devrait être atténuée à l’avenir. En outre, l’entreprise éliminera un grand nombre de coûts, le groupe n’ayant plus à fabriquer, stocker et transporter des produits dans des congélateurs énergivores", commente Aarin Chiekrie, analyste chez Hargreaves Lansdown.

























