La norme ISO 24443:2012, Détermination in vitro de la photoprotection des écrans solaires aux UVA, spécifie un mode opératoire in vitro pour caractériser la protection UVA apportée par des produits de protection solaire, conformément à une méthodologie définie.

Depuis que les effets négatifs des rayonnements UVA sont mieux connus, la demande des consommateurs, mieux informés et mis en garde, ainsi que le renforcement des exigences réglementaires dans le monde entier, conduisent les fabricants à développer des produits à large spectre de protection, couvrant les UVA aussi bien que les UVB.

Les UVA jouent notamment un rôle important dans le vieillissement prématuré de la peau liée à l’exposition au soleil. « Les UVA ne sont pas aussi puissants que les UVB, mais ils sont plus abondants et pénètrent dans les couches profondes de la peau. Le tissu conjonctif perd alors progressivement de son élasticité, et la peau devenue moins ferme se marque de rides. Ces rayons pénètrent si profondément qu’ils peuvent provoquer des modifications génétiques affectant l’ADN et entraîner des cancers de la peau. Ils peuvent aussi causer des réactions de photosensibilité associées à la prise de certains médicaments, » explique l’ISO dans un communiqué.

La nouvelle norme a été élaborée par le comité technique de l’ISO consacré aux produits cosmétiques.

Harmonisation internationale

« Avec l’augmentation du commerce des produits cosmétiques entre les différents pays, ISO 24443:2012 sera un outil important pour améliorer la qualité et la sécurité des produits de protection solaire. Tout en facilitant le commerce mondial de ces produits, elle aidera les fabricants à mieux répondre aux exigences locales et à mieux renseigner les consommateurs quant aux caractéristiques de la protection apportée par les écrans solaires,  » précise Philippe Masson, président du groupe d’experts ISO qui a élaboré la norme.

Secrétariat central, Siège de l'ISO à Genève.

Secrétariat central, Siège de l’ISO à Genève.

La norme ISO 24443:2012 est disponible auprès des instituts nationaux membres de l’ISO - tels que l’AFNOR en France, NBN en Belgique, CCN au Canada, ou SNV en Suisse - ainsi qu’auprès du Secrétariat central de l’ISO.