Lancée en 2021, la stratégie RSE à horizon 2040 des Laboratoires Expanscience se concrétise d’ores et déjà dans plusieurs démarches ! « Les progrès sont tangibles aux différents niveaux de notre plan d’action », Armelle Le Peniec, Directrice de l’activité Actifs Cosmétiques et Nutraceutiques du groupe.

Pour mémoire, la feuille de route définit un plan d’action en trois axes, pour préserver et régénérer la biodiversité, gérer durablement les ressources en eau et en énergie et réduire l’empreinte carbone.

Protection de la biodiversité et agriculture régénératrice

Le groupe cosmétique et pharmaceutique français, également positionné sur le développement d’actifs cosmétiques et nutraceutiques d’origine végétale, place en toute logique la biodiversité au centre de son modèle. « La quasi-entièreté de nos produits contiennent des matières premières d’origine végétale donc 99% de notre chiffre d’affaires dépend de cette biodiversité », souligne Armelle Le Péniec.

Le groupe s’est ainsi engagé à ce que, d’ici 2035, 50% de ses achats de matières premières d’origine végétale soient issus d’une agriculture régénérative, et que les 50% restants soient certifiés bio ou issus de l’upcycling.

L’agriculture régénératrice repose sur le non-labour, les rotations des cultures et les couverts végétaux en continu pour restaurer la biodiversité et la matière organique des sols, passée de 4% à 1,5% en un demi-siècle en France. Un enjeu majeur, puisque cette matière conditionne la fertilité des terres, leur capacité de stockage du carbone et leur rôle dans la régulation de l’eau dans les sols.

Cette initiative concerne à la fois l’approvisionnement actuel et les innovations futures. Au cours des dix prochaines années, Expanscience accompagnera et formera ses fournisseurs, en France et à l’étranger, à l’adoption des principes de cette approche agricole.

« Nous menons déjà des travaux pour explorer les conditions de mise en place d’un approvisionnement régénératif au Pérou, sur notre filière d’approvisionnement en avocat, utilisé pour la marque Mustela et certains de nos actifs. En France, nous travaillons aussi en collaboration avec l’APAD, Association pour la Promotion d’une Agriculture Durable, pour accompagner la formation des producteurs à la conservation des sols. Nous travaillons avec un agriculteur de lin en ACS (agriculture de conservation des sols) et nous avons lancé Gaïaline en 2024 issu de ce sourcing. D’autres projets sont en cours, notamment sur le tournesol en France  », poursuit la directrice.

Optimiser les équipements industriels

Sur le plan industriel, l’entreprise engage un programme d’investissement de 20 millions d’euros dans les années à venir sur le site d’Epernon, en France, qui lui permettra d’atteindre ses objectifs en matière de limitation des émissions de carbone, de gestion responsable de la consommation d’eau et de réduction des emballages plastiques.

Le projet principal consiste en l’installation d’une plate-forme chaud/froid comparable à une gigantesque pompe à chaleur, avec récupération de la chaleur fatale, ce qui permettra de réduire de 32% les émissions de GES liées à l’énergie du site par rapport à 2019.

Par ailleurs, l’entreprise utilise déjà près de 70% d’énergies renouvelables (gaz et électricité) sur le site d’Epernon et poursuit sa trajectoire de décarbonation validée par l’initiative SBTi (Science Based Targets initiative). Expanscience s’affranchit notamment du fret aérien pour les expéditions de ses produits Mustela, au profit du transport maritime.

« En 2024, nous avons réduit de 3% nos émissions de carbone en valeur absolue avec pourtant un chiffre d’affaires en croissance. L’optimisation logistique a permis de diminuer de 67% les émissions de CO₂ sur la partie logistique par rapport à 2023 », indique Armelle Le Péniec.

La réduction de consommation d’eau est également un axe de travail important. « Entre 2010 et 2024, nous avons déjà réduit de 25% la consommation d’eau par unité produite et visons moins 25% en absolu d’ici 2027, grâce notamment au recyclage des eaux de nos process », poursuit la directrice.

Certaines eaux riches en matières organiques sont également valorisées en méthanisation via un partenaire agricole local.

L’investissement concerne également, à hauteur de 5 millions d’euros d’ici fin 2026, l’augmentation de 25% des capacités de production des principes actifs pharmaceutiques afin de répondre à une demande croissante à l’international.

Répandre les pratiques durables tout au long de la chaîne de valeur

Enfin, Expanscience souhaite renforcer l’engagement de sa chaîne de valeur. Le 13 novembre, lors de son Suppliers Day – l’événement annuel réunissant ses partenaires – l’entreprise a signé la Charte Relations Fournisseurs & Achats Responsables, en présence du Médiateur des entreprises et du Conseil National des Achats (CNA).

Cette charte fournit un cadre reconnu par l’État traduisant l’ambition collective de faire avancer les pratiques des achats responsables à l’échelle nationale et internationale.

Pour Expanscience, il s’agit moins d’un document administratif que d’un engagement stratégique officiel pour accélérer la transformation en coopération avec ses partenaires, essentielle à la pérennité des entreprises sur l’ensemble de sa chaîne de valeur.

À mi-parcours de sa feuille de route 2040, Expanscience montre par des investissements ciblés et une mobilisation de toute sa chaîne de valeur, que la transition écologique peut rapidement s’ancrer dans le réel.