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Sociétés & industrie

Private Cosmetics veut développer les marques de niche au Brésil

Le Brésil est le plus premier marché du parfum au monde. Pourtant, contraintes par les difficultés d’enregistrement et les taxes, peu ou pas de marques de parfumerie alternative investissent ce marché. Convaincu d’une attente grandissante pour des fragrances et produits haut de gamme de l’univers confidentiel, Claude Requena, directeur de Private Cosmetics et sa partenaire Cristiane Serrao Vilar, directrice de Cosmopolitan Do Brasil, entreprennent d’accompagner une sélection de marques sur ce marché.

Brazil Beauty News - En quoi consiste votre démarche ?

Claude Requena - Je travaille depuis un an avec Cristiane Vilar, ma partenaire brésilienne, pour la distribution de produits cosmétiques, de lignes de maquillage, de gammes de vernis à ongles et de parfums sur le Brésil. Nous avons sélectionné entre 20 et 22 marques dont 13 de parfums de niche, telles que Ann Gérard, Teo Cabanel, Comptoir Sud Pacifique, Mark Buxton, Frapin, Micaleff, issues des marchés européens et américains, mais également du skin care, comme Alorée ou Gentlemen’s Tonic, et du maquillage ou du vernis à ongles (NCLa) que nous importons au Brésil depuis le mois d’avril.

Brazil Beauty News - Comment ces marques seront elles distribuées ?

Claude Requena - Principalement sur le circuit des gros retailers comme Onofre par exemple qui est l’un des principaux détaillants brésiliens. Cette enseigne issue de l’univers de la pharmacie représente un réseau d’environ 3000 points de vente au Brésil et s’est développée de manière importante sur le marché de la beauté. Ils possèdent à ce jour cinq mégastores à Sao Paulo, ce qui représente environ 1000 clients par jour et près d’un million d’euros de chiffre d’affaires mensuel. Trois autres mégastores sont prévus d’ici la fin de l’année. Ils se rendent compte qu’il y a une demande importante sur ce type de produits et très peu d’acteurs pour y répondre. Ils ont trouvé notre démarche intéressante et pour cela nous ont proposé des emplacements spécifiques pour nos différentes marques de niche.

Nous lançons également un site internet au design très haut de gamme, cosmopolitandobrasil.com.br, qui sera bientôt opérationnel. Enfin, nous envisageons d’ouvrir nos propres points de vente d’ici un à deux ans et développons des contacts pour d’autres pas de portes. Nous travaillons par ailleurs d’autres concepts de distribution.

Brazil Beauty News - En quoi le marché brésilien est il intéressant pour les marques de niche ?

Claude Requena - Il y a une vraie attente, on s’en aperçoit au travers des demandes formulées sur les sites internet de nos marques. C’est un marché complètement vierge alors que c’est le plus gros marché du parfum au monde. Il y a 200 millions de personnes au Brésil avec une population au pouvoir d’achat important de plus en plus nombreuse, même en dehors de Sao Paulo et Brasilia. D’où l’intérêt de pouvoir leur offrir ce type de produits.

Ce sont de gros consommateurs de marques de niche lorsqu‘ils sont en France. Par exemple la marque Alorée qui fait partie de notre sélection, note que les brésiliens représentent une partie importante de sa clientèle chez Sephora à Paris. Au niveau du parfum, c’est la même chose. Beaucoup de brésiliens à hauts revenus achètent leurs parfums à Miami pour éviter les taxes, or les marques de parfums de niche qu’ils aiment acheter à Paris n’y sont pas.

Nous sommes le principal importateur (pour ne pas dire le seul !) de parfums de niche à donner à une certaine catégorie de brésiliens la possibilité de se les procurer facilement dans leur pays.

Brazil Beauty News - Qu’apportez vous aux marques concernées ?

Claude Requena - La facilité. C’est quasiment impossible de se développer au Brésil sans avoir un partenaire local. Cela peut être très long avant de pouvoir enregistrer ses produits. Et les services administratifs ont tendance à resserrer les choses et faire un protectionnisme de plus en plus important. Cela va devenir très difficile pour les marques étrangères de rentrer sur ce marché.

Ma partenaire est importatrice et basée à Brasilia, siège de l’Anvisa, ce qui simplifie beaucoup les problématiques d’enregistrements, qui sont relativement importantes au Brésil. Entre ce qui est écrit dans les textes et la réalité il peut y avoir beaucoup de différences, c’est très compliqué.

Brazil Beauty News - Pour les parfums, quels types de senteurs privilégiez vous ?

Claude Requena - Nous sélectionnons plutôt des senteurs assez florales, fruitées, légères, fraiches. Je pense par exemple à la nouvelle gamme de la maison Molinard ou à Ann Gérard dont la nouvelle fragrance est un pur bonheur, mais aussi à la dernière gamme de Comptoir Sud Pacifique qui sont des oud légers n’ayant rien à voir avec les fragrances fortes et tenaces que l’on trouve pour le Moyen-Orient.

Notre but est de travailler avec des marques plutôt haut de gamme, le packaging, le concept, les textures, tout cela est très important mais la première des choses est d’avoir une marque avec tous les documents nécessaires pour l’enregistrement et… beaucoup de patience, ce dont ont fait preuve toutes nos marques partenaires.

Brazil Beauty News - Quels sont vos objectifs ?

Claude Requena - Notre objectif en terme de développement est d’être présent sur plusieurs grosses chaines avec des emplacements très spécifiques mais également d’ouvrir à partir de 2015-2016 nos points de vente en nom propre, spécialisés dans le domaine du parfum de niche, avec un vrai concept haut de gamme.

Le développement passe d’abord par São Paolo et Brasilia et, dans un second temps, nous regarderons Rio qui, bien que ville emblématique du Brésil, n’est pas celle où se font les affaires.

En volume, nous préférons être très raisonnables dans nos prévisions, 5 millions d’euros de CA d’ici trois ans semble envisageable, mais je pense que cela peut aller beaucoup plus vite que ça.

Propos recueillis par Kristel Milet

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