Le numéro un mondial du luxe LVMH a publié lundi 13 octobre des ventes en petite hausse au troisième trimestre, portées notamment par la joaillerie et par la distribution sélective, mais son activité phare, la mode et la maroquinerie, s’est inscrite dans le rouge.
De juillet à fin septembre, les ventes du propriétaire de Louis Vuitton, Dior, Celine, Moët & Chandon ou encore Hennessy ont atteint 18,5 milliards d’euros, soit une hausse de 1,2%, davantage qu’attendu par un consensus d’analystes interrogés par Factset.
Toutefois, avec une hausse organique de 1% contre une progression organique de 3% au trimestre précédent, il s’agit d’une décélération, surtout liée "à la demande chinoise en berne", sur fond de ralentissement économique dans le pays, a indiqué Cécile Cabanis, la directrice financière de LVMH, lors d’un point avec des investisseurs.
Les États-Unis, l’Europe et le Japon connaissent quant à eux "une bonne croissance", a expliqué le groupe dans son communiqué.
De juillet à fin septembre, le chiffre d’affaires a été lesté par la division mode et maroquinerie (Louis Vuitton, Dior, Celine, Fendi...), sa principale activité, dont les ventes ont atteint 8,2 milliards d’euros, moins qu’attendu par les analystes interrogés par Factset. La division, qui avait renoué avec la croissance pour la première fois en deux ans au trimestre précédent, a vu ses ventes reculer de 5% en données comparables.
La division a aussi été fragilisée en Chine où la maison Louis Vuitton a poursuivi en justice la chaîne de thés locale Molly Tea, accusée d’avoir copié son logo. Le procès, remporté par Louis Vuitton, a suscité une vague d’indignation sur internet et des appels au boycott, un épisode qui a eu un "impact négatif" sur l’activité au début du trimestre selon Cécile Cabanis, qui reste toutefois difficile à quantifier.
Toutes les autres divisions sont en revanche "au-delà des attentes", selon les analystes de Bernstein.
L’activité montres et joaillerie, un segment du luxe en plein essor, a vu ses ventes progresser de 6% en données comparables, à 2,5 milliards d’euros. LVMH mentionne en particulier la bonne performance du joailler Tiffany & Co. Il cite aussi la visibilité apportée à Tag Heuer en horlogerie par les Grands prix de Formule 1 dont LVMH est partenaire depuis l’an dernier.
La division distribution sélective (Sephora, le Bon Marché...) a, elle, bondi de 8% en données comparables à près de 4,1 milliards d’euros, soutenue par l’expansion de Sephora, qui s’est renforcé sur les principaux marchés, selon Cécile Cabanis.
L’activité Parfums & Cosmétiques, stable en organique sur les neuf premiers mois de 2026, a enrgeistré une légère progression (+1%) au troisième trimestre.
Depuis le début de l’année, le secteur du luxe, qui a fortement ralenti ces dernières années, souffre sur les places financières : LVMH a ainsi perdu 40% à la Bourse de Paris depuis janvier et s’est même fait récemment détrôner en terme de capitalisation par le géant des cosmétiques L’Oréal, qui a pris la tête du CAC 40.

























