L’enseigne, présente à l’international et qui compte en France 17 points de vente intégrés et 38 affiliés, a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires de 3,1 milliards d’euros. Un montant stable sur un an mais en croissance de 11% comparé à 2022, selon sa direction.

Montée en puissance de la beauté

Les deux tiers de l’activité proviennent des Galeries Lafayette du boulevard Haussmann : avec 2 milliards d’euros de ventes (+4% sur un an), le grand magasin a dépassé son niveau de 2019, pré-pandémie de Covid, a souligné le directeur général du groupe, Arthur Lemoine, lors d’un point presse.

À l’origine de cette performance, la transformation ces dernières années du "bâtiment Coupole" pour 100 millions d’euros ou encore la montée en puissance de secteurs comme la beauté et la chaussure, selon le groupe.

Une dynamique que l’enseigne entend encore accélérer avec l’inauguration, après 18 mois de travaux, de son nouvel espace beauté, "le plus grand de France". Aux Galeries Lafayette Paris Haussmann, le parcours dédié aux parfums, aux produits de soin et au maquillage s’étend désormais sur trois étages : un total de 4000m2 où se déploient quelques 450 marques.

Le rez-de-chaussée, l’étage historique de la beauté, sert d’écrin aux marques emblématiques du secteur, avec des espaces exclusifs dédiés à La Beauté Louis Vuitton, Bottega Veneta, Dior, Chanel ou Yves Saint Laurent. L’expérience se prolonge au premier étage où se dévoilent la haute parfumerie et les collections privées des grandes maisons, ainsi que des marques iconiques comme Guerlain, Maison Francis Kurkdjian, et L’Officine Universelle Buly. Au niveau -1, près de 3000 m2 sont dédiés à l’innovation skincare, mais aussi à des marques expertes accessibles, à la K-Beauty, aux soins capillaires. L’espace dispose aussi d’une parapharmacie géante, en partenariat avec le groupe Carré Opéra.

Et cet accent porté sur la beauté n’est pas limité à Paris ! Le groupe Galeries Lafayette promet offre beauté "ultra-désirable", mixant corners de grandes marques, tendances skincare pointues et parfumerie d’exception, aussi bien dans ses autres magasins en France qu’à l’international.

Plan d’investissement

Privé d’une partie de sa clientèle asiatique pendant la crise sanitaire, le grand magasin s’est aussi recentré sur les acheteurs français, qui ont représenté 40% de ses ventes en 2025, contre 33% en 2019. Sur la même période, la part de la clientèle chinoise a chuté de 33% à 22%, quand celle des autres nationalités a grimpé de 5 points, à 38%.

L’établissement, "lieu le plus visité en Europe" avec 35 millions de visiteurs en 2025, fait partie du trio de tête des grands magasins avec Harrods à Londres et Isetan à Tokyo, et vise la première place "en chiffre d’affaires, en expérience, en différenciation, en service", a indiqué Alexandre Liot, directeur général adjoint des Galeries Lafayette.

Les dirigeants n’ont pas détaillé la répartition des 260 millions d’euros d’investissement prévus à l’échelle du groupe, précisant seulement que 25 millions iraient à la rénovation du bâtiment hommes boulevard Haussmann en 2026 et 2027, tandis que 6 millions seraient consacrés cette année à la modernisation du magasin de Nice.

"On croit dans la capacité du grand magasin à se renouveler" moyennant les investissements nécessaires, a souligné M. Lemoine, au lendemain de l’annonce, par le concurrent Le Printemps, d’un projet de suppression de postes et de la fermeture de son magasin de Rennes.

Bilan contrasté à l’international

Hors de France, le groupe entend monter en puissance en Inde, le dirigeant invoquant des "performances plutôt satisfaisantes" dans son premier magasin ouvert à Bombay l’an dernier.

Également présent à Dubaï et Doha, le groupe indique en revanche prendre un "peu de recul sur (ses) projets au Moyen-Orient", compte tenu de l’actualité.

Un redimensionnement de son périmètre est également envisagé en Chine, où le marché est "beaucoup plus compliqué", selon M. Liot.