Dès son origine, les créatrices de La Rosée, Coline Bertrand et Mahault de Guibert, ont positionné la marque exclusivement en pharmacie, sur une démarche engagée d’écoconception et de transparence, avec une gamme d’essentiels de la salle de bain pour toute la famille.

"La Rosée se situe à l’intersection entre la beauté et la dermatologie, avec des produits pour peaux sensibles, de la naissance à l’âge adulte, qui apportent plusieurs bénéfices à la fois. Selon les dernières données de juillet 2026, nous sommes aujourd’hui en France, la quatrième marque en volume sur la dermocosmétique", explique Annabelle Tratapel, directrice du développement et du marketing produit.

Son offre couvre 48 références, incluant les segments du soin, du solaire, de l’hygiène, du capillaire, du maquillage et des produits pour bébé, formulées en moyenne avec 98% d’ingrédients d’origine naturelle, voire 100% pour un tiers des formules.

Naturalité et expertise pharmaceutique

"Nous privilégions les ingrédients reconnus en dermatologie ou issus de la pharmacopée, comme la glycérine végétale ou l’aloe vera, choisis pour leur efficacité et leur tolérance. Notre innovation consiste à les travailler dans des formules toujours plus éco-conçues. Par exemple, nous privilégions le bakuchiol au rétinol, une alternative végétale efficace et mieux tolérée. Nous sélectionnons ainsi des actifs sous leur forme la plus respectueuse, autant que possible sourcés en France", affirme la directrice.

Le sourcing local et durable est en effet privilégié par la mise en place d’une relation étroite avec les fournisseurs d’ingrédients, conduisant parfois à des co-développements.

"Nous travaillons aussi avec nos fournisseurs à la création de filières durables en France, et au développement de l’agriculture régénérative", précise Annabelle Tratapel.

Cette dernière souligne également l’exigence pharmaceutique des formules, appuyées par des études cliniques pour répondre aux attentes de transparence des consommateurs, mais aussi leur sensorialité, avec des textures "agréables et modernes », loin de l’image des traditionnelles « pommades médicales".

Vers 50% de produits rechargeables d’ici deux ans

La réduction d’impact environnemental des emballages La Rosée constitue une priorité depuis la création de la marque.

"Bien avant la PPWR, nous avons privilégié la recyclabilité, avec des bioplastiques et du plastique recyclé. Aujourd’hui nous visons 100% de matière recyclée ou biosourcée pour nos emballages en PET et PP, et travaillons sur la réduction d’épaisseur et de poids des packagings", explique la directrice du développement.

Mais le parti pris affirmé de la marque porte sur la rechargeabilité. La solution concerne aujourd’hui différentes gammes entières de produits en hygiène, capillaire, ainsi que le boitier maquillage, développé sur mesure avec un partenaire.

"Près de la moitié de la gamme est actuellement rechargeable, et nous aspirons à dépasser les 50% dans les deux ans à venir", précise Annabelle Tratapel.

Formats solides, consigne, vrac et réduction de l’empreinte carbone, tous les axes d’amélioration sont explorés en parallèle.

"Nous travaillons en permanence à réduire l’empreinte environnementale de chaque produit, notamment grâce à des calculs d’ACV (Analyse de cycle de vie) à partir d’un outil dédié. Nous partageons également nos bonnes pratiques avec Citeo", poursuit la responsable.

Le choix assumé du circuit pharmaceutique

Aujourd’hui distribuée dans plus de 11.000 pharmacies en France, soit plus d’une officine sur deux, la marque fait désormais partie d’une génération de marques emblématiques de ce circuit.

"La pharmacie est un choix assumé. Nous avons un site de vente en ligne mais le pharmacien reste privilégié, nous lui réservons les lancements, les promotions. La ‘pharmacie française’ et son offre dermocosmétique est modèle qui plait en France et séduit également à l’international", assure Annabelle Tratapel.

Une large implantation qui témoigne de l’expansion rapide de La Rosée en seulement dix ans. Selon la directrice du développement, le groupe prévoit une croissance de 20% de son activité en 2026, pour atteindre un chiffre d’affaires d’environ 115 millions d’euros.

Présente dans 13 pays, la marque compte aujourd’hui 350 collaborateurs, dont 200 en France.

De la pharmacie française à l’international

Le développement international fait en effet partie des perspectives de croissance. Déjà présente dans quelques pays européens ainsi qu’au Canada, la marque vient de créer une filiale en Corée du Sud, où elle a ouvert 50 corners et où elle devrait réaliser 10 millions de chiffre d’affaires.

"Les françaises aiment la K beauty mais les coréennes aiment notre approche, notre ADN correspond à leurs attentes. Le Maroc et d’autres pays d’Europe font également partie de la trajectoire d’expansion, des pays qui ont des pharmacies", conclut Annabelle Tratapel.