La maison de luxe française Hermès a annoncé jeudi 12 février une hausse de son chiffre d’affaires en 2025, malgré ma hausse des droits de douane américains et un dollar faible qui ont renchéri ses sacs à main et autres articles en cuir pour sa clientèle internationale.
L’entreprise a fait part d’un chiffre d’affaires en hausse de 5,5% à 16 milliards d’euros (19 milliards de dollars), avec une croissance dans toutes les régions.
Le bénéfice net a reculé de 1,7% à 4,5 milliards d’euros, une baisse que le groupe attribue à la taxe exceptionnelle de 330 millions d’euros imposée par l’État français aux grandes entreprises au titre de « contribution exceptionnelle » à la réduction de la dette publique. Sans cette taxe, le bénéfice aurait progressé de 5,5% sur un an, a précisé Axel Dumas, gérant d’Hermès, lors de la présentation des résultats à la presse.
« Je ne peux faire aucune prévision pour 2026 », a-t-il ajouté. « Nous sommes revenus à un monde où, tous les deux ans, un problème surgit quelque part, ou une région se retrouve bloquée ».
Il a néanmoins déclaré s’attendre à « une très forte croissance aux États-Unis et à une bonne tenue de la croissance en Europe ».
Les droits de douane élevés imposés par le président Donald Trump aux entreprises européennes menaçaient de peser sur les ventes d’Hermès. La plupart des exportations de l’UE se sont ainsi retrouvées soumises à une taxe américaine de 15%. Cependant, l’entreprise a indiqué en octobre avoir maintenu ses prix stables depuis l’accord tarifaire entre l’Union européenne et les États-Unis en juillet.
La baisse du dollar face à l’euro et aux autres devises a également renchéri ses foulards en soie et autres articles, mais la demande est restée soutenue tout au long de l’année, a précisé M. Dumas.
Les ventes sur le continent américain ont progressé de 7,3% pour atteindre 3,1 milliards d’euros, tandis que celles en Europe ont augmenté de 9,6% à 3,9 milliards d’euros. En Asie, qui génère l’essentiel du chiffre d’affaires d’Hermès, les ventes ont progressé de 2,6% à 8,3 milliards d’euros.
Fin décembre 2025, tous les segments du groupe affichaient une croissance, à l’exception du métier Parfum & Beauté (-8,6%) et de l’Horlogerie (-4,7%). Les ventes du segment Maroquinerie et Sellerie, cœur de métier du groupe, ont progressé de 9,5 %, dépassant les 7 milliards d’euros.
Interrogé par des analystes, Axel Dumas a reconnu qu’Hermès rencontrait « des difficultés sur les parfums, mais pas sur le maquillage », estimant « qu’il y a des choses qu’on peut mieux faire ». Il a précisé qu’Hermès entend poursuivre sa stratégie de croissance dans ce secteur afin d’atteindre la « masse nécessaire ». Il a annoncé l’intention d’Hermès de « se lancer dans le soin », sans préciser d’échéance.

























