Le groupe Estée Lauder a publié des résultats supérieurs aux attentes du marché au quatrième trimestre de son exercice 2026, clos le 30 juin. Boostés par le dynamisme des ventes de parfums, ces bons résultats contribuent à accélérer le redressement engagé sous la direction de Stéphane de La Faverie, le CEO du groupe., Confiant dans l’exécution de sa stratégie Beauty Reimagined, The Estée Lauder Companies (ELC) a également revu ses prévisions de bénéfices pour l’exercice 2027 à un niveau supérieur aux attentes de Wall Street.
Le chiffre d’affaires net du quatrième trimestre a progressé de 3% pour atteindre 3,63 milliards de dollars, tandis que les ventes organiques ont augmenté de 5%, au-delà des prévisions des analystes qui tablaient sur 3,54 milliards de dollars. Le bénéfice dilué par action ajusté s’est établi à 0,39 dollar, contre 0,32 dollar anticipés par les analystes.
Sur l’ensemble de l’exercice clos le 30 juin 2026, les ventes nettes ont augmenté de 3% pour atteindre 15,0 milliards de dollars, la croissance organique atteignant également 3%.
Le parfum comme moteur de la croissance
Les parfums restent la catégorie la plus performante d’ELC, avec une croissance organique de 10% au quatrième trimestre, portée par des marques telles que Le Labo et Tom Ford.
Le Labo a bénéficié d’une distribution élargie et d’efforts renouvelés pour atteindre de nouveaux consommateurs, renforçant ce que de La Faverie a décrit comme un modèle de réussite autour d’un positionnement haut de gamme, d’une croissance sélective, d’innovation et d’un investissement auprès des consommateurs.
Les analystes du secteur continuent de considérer les parfums de prestige comme l’un des segments les plus résilients du marché des cosmétiques, en particulier parmi les jeunes générations auprès desquelles le portefeuille de marques de luxe et de niche d’ELC reste bien positionné.
Maquillage et soins capillaires restent à la peine
Si les parfums et les soins de la peau continuent de surperformer, ELC reconnaît des progrès restent à faire sur les catégories maquillage et soins capillaires.
Les ventes de maquillage sont restées stables au cours du trimestre, même si l’expansion de M·A·C chez Sephora aux États-Unis a généré de solides résultats et contribué à accroître la visibilité de la marque. Stéphane de La Faverie décrit ce déploiement comme un « succès retentissant », y compris sur d’autres marchés comme la Corée du Sud.
Les ventes de soins capillaires ont reculé de 1%, reflétant principalement la faible performance d’Aveda, que le succès de The Ordinary n’a pas permis de totalement compenser.
La Chine sur le devant de la scène
Le rebond de l’activité en Chine, où Estée Lauder anticipe une forte croissance des ventes soutenue par le lancement de nouveaux produits, est au cœur du regain de confiance du groupe.
The Estée Lauder Companies a souligné avoir délibérément réduit ses activités promotionnelles sur le marché chinois, en limitant les remises et les offres spéciales pour mettre l’accent sur le renforcement de la valeur de marque.
Perspectives supérieures aux attentes
Pour l’exercice 2027, ELC prévoit un bénéfice dilué ajusté par action compris entre 3,10 et 3,35 dollars, la valeur médiane de cette fourchette dépassant l’estimation du consensus des analystes qui était de 3,18 dollars.
Le groupe a également fait état d’un remboursement de droits de douane de 38 millions de dollars enregistré au quatrième trimestre ; ce qui a partiellement compensé l’impact des droits de douane sur l’ensemble de l’exercice estimé à 102 millions de dollars. Estée Lauder a toutefois souligné que les perturbations géopolitiques, notamment le conflit au Moyen-Orient, ont pesé sur les résultats de l’exercice 2026.

























