L'espérance de vie à la naissance correspond au nombre d'années que peut...

L’espérance de vie à la naissance correspond au nombre d’années que peut espérer vivre en moyenne une génération qui resterait soumise aux conditions de mortalité de son année de naissance. © wavebreakmedia / shutterstock.com

L’espérance de vie des hommes et des femmes « continue d’augmenter régulièrement » de trois à quatre mois par an en moyenne dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Et « rien ne laisse présager un ralentissement  », explique l’organisation qui regroupe 34 pays dont beaucoup de pays riches et des émergents comme le Mexique, le Chili ou la Turquie.

L’espérance de vie à la naissance correspond au nombre d’années que peut espérer vivre en moyenne une génération qui resterait soumise aux conditions de mortalité de son année de naissance.

L’Europe surclasse les États-Unis

Le Japon, l’Espagne, la Suisse, l’Italie et la France affichent les meilleurs résultats : l’espérance de vie à la naissance des hommes et femmes confondus (calculée pour 2013), y dépasse les 82 ans avec la palme pour le Japon (83,4 ans) et l’Espagne (83,2 ans), selon l’étude annuelle Panorama de la santé 2015.

En bas du classement, on trouve le Mexique (74,6 ans), la Hongrie (75,7 ans), la Slovaquie (76,5 ans) et la Turquie (76,6 ans). Ce dernier pays a pourtant réalisé "d’importants gains de longévité" et se rapproche rapidement de la moyenne, souligne l’OCDE.

Les États-Unis n’apparaissent que vers le bas du classement avec une espérance de vie à la naissance de 78,8 ans, soit la 28e place sur 34 alors qu’ils sont pourtant numéro un pour les dépenses de santé par habitant.

L’espérance de vie s’est allongée de manière « beaucoup plus modeste » aux États-Unis que dans les autres pays riches depuis 1970 et elle y est aujourd’hui « inférieure à la plupart des autres pays de l’OCDE en raison de taux de mortalité plus élevés liés à des comportements  » néfastes, note l’organisation.

Elle énumère des « taux d’obésité plus élevés », une « consommation plus forte de médicaments et de drogues illicites  », des « taux plus élevés de victimes d’accidents de la route et d’homicides  ».

Ce mauvais classement s’explique aussi par la « situation socio-économique difficile pour une forte proportion de la population et des problèmes d’accès et de coordination des soins pour certains groupes de population », ajoute l’organisation.