Capsum réaffirme sa volonté de transformer les formulations cosmétiques ! Portée par son esprit de rupture permanente, la société marseillaise poursuit ses investissements en R&D tout en s’appuyant sur la technologie microfluidique brevetée qui a fait son succès.

La formulation au service de l’efficacité

Premier axe d’innovation pour le fabricant : mieux évaluer l’efficacité de son offre. Pour cela, Capsum a récemment lancé la capsule High Performance, conçue pour évaluer à la fois la perception de ses formules et leur activité intrinsèque.

Des tests consommateurs ont ainsi été conduits sur plusieurs textures formulées sans actifs, présentant des résultats significatifs en matière de sensorialité et de bénéfices fonctionnels, notamment sur l’hydratation et l’éclat de la peau. Les données recueillies confirment que la formule, indépendamment des actifs, constitue en elle-même un levier de performance.

« La manière dont nos formules sont structurées constitue un écrin pour les actifs et génère une efficacité immédiatement perceptible par le consommateur, c’est un levier différenciant que nous entendons continuer à valoriser et à objectiver », explique Laurie Dewandel, responsable communication.

Pour consolider cette démarche, l’entreprise a investi, pour son laboratoire R&D, dans le système d’imagerie et d’analyse cutanée Visia.

Protéger les actifs les plus en vogue

Seconde priorité, la préservation d’actifs très recherchés par les consommateurs mais souvent fragiles.

Pour cela, Capsum met en avant l’intérêt de sa technologie microfluidique. Bien que puissants, les actifs de pointe de dernière génération, tels que les exosomes, sont extrêmement sensibles aux systèmes de formulation conventionnels à base de tensioactifs, qui compromettent leur performance biologique. La technologie microfluidique, dépourvue de tensioactifs, offre donc une solution particulièrement adaptée à la garantie de leur stabilité, comme à celles de nombreux ingrédients issus de la médecine régénérative du type PDRN, NAD+, ADN/ARN, ou des protéines.

« Notre expertise nous permet aujourd’hui une véritable stratégie de formulation au service de l’efficacité. Il est essentiel de développer la formule en complémentarité avec les actifs du marché », résume Laurie Dewandel.

Capsum fera par ailleurs cette année son entrée dans le segment des soins et du maquillage avec SPF, avec le lancement d’une ligne baptisée Glow Guard. « C’est un levier pour le marché américain très demandeur de formules intégrant une protection solaire complémentaire », indique la responsable.

Open innovation

Historiquement tournée vers l’innovation, l’entreprise marseillaise souhaitait prolonger cette raison d’être via une structure indépendante destinée à favoriser le développement de projets d’avenir. Lancé fin 2025, le Capsum Campus accueille ainsi quatre jeunes entreprises abordant des enjeux clés pour l’avenir de l’industrie, tels que le sourcing d’actifs végétaux, la sensorialité, et la gestion responsable des ressources.

« Capsum Campus abrite quatre startups qui travaillent sur des projets BtoB très différents mais qui ont toutes en commun de vouloir réinventer durablement le produit cosmétique de demain. Notre but est de les accompagner par notre expérience et par un partage de moyens », déclare Laurie Dewandel.

La démarche combine l’incubation de projets internes avec Næmos, Solifeel, Credido, et l’investissement dans une startup externe, Orius.

Capsum avait acquis une participation au capital d’Orius dès 2021, à l’occasion de la création de son unité de production indoor de matières premières végétales, dans son usine d’Austin, au Texas. Spécialisée dans les solutions de cultures indoor de précision, la startup française permet de maximiser la concentration de molécules d’intérêt extraites de plantes cultivées sans pesticides et disponibles toute l’année.

Les trois autres entités font partie intégrante du groupe Capsum tout en bénéficiant d’une autonomie opérationnelle, et sont intégrées physiquement dans les locaux, pour favoriser les synergies et l’accès aux ressources.

Næmos, est une jeune société de phyto-biotechnologie créée en 2024. Elle connecte les sciences de la peau et la culture végétale de précision pour offrir une nouvelle génération d’actifs cosmétiques. En maîtrisant finement les conditions de culture et en activant, par élicitation, les mécanismes naturels de défense des plantes, elle développe des ingrédients actifs performants, durables et parfaitement maîtrisés. Dirigée par Estelle Loing, la startup présentera son premier portefeuille d’actifs lors du salon in-cosmetics 2026.

Solifeel, portée par Théophile Bassenne, travaille sur le réenchantement de l’expérience produit en cosmétique solide. À partir d’une technologie d’extrusion, la société développe des monodoses à expérience sensorielle transformative au contact de l’eau, en mousse pour les produits d’hygiène ou crème pour les soins. Les premières applications sont attendues courant 2026.

Issue d’un projet interne, Crédido développe un système de désalinisation solaire de l’eau, en économie circulaire et sans impact sur la biodiversité, excluant tout produit chimique, et rejet à la mer. Pensé initialement pour compenser l’empreinte hydrique de Capsum, le projet s’ouvre aujourd’hui aux autres acteurs industriels.

C’est tout un écosystème d’innovation que Capsum met en marche pour faire entrer la cosmétique en zone de haute technologie !