L’activité manufacturière chinoise est restée stable en mai après deux mois de progression, selon des données officielles publiées dimanche, la croissance étant freinée par une faible demande sur fond de flambée des coûts de l’énergie liée à la guerre au Moyen-Orient.

L’indice des directeurs d’achat (PMI) du secteur manufacturier, un indicateur clé de l’activité industrielle, s’est établi à 50,0 en mai, selon le Bureau national des statistiques (BNS).

Les chiffres au-delà de ce seuil de 50,0 indiquent une progression ; en deça, ils signalent une contraction. Les économistes sondés par l’agence Bloomberg tablaient également sur un chiffre de 50,0. Ce niveau est en recul par rapport à 50,3 en avril et 50,4 en mars.

La guerre au Moyen-Orient a pratiquement interrompu le trafic de pétroliers et de cargos dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce du pétrole et du gaz, faisant grimper les prix de l’énergie et alimentant l’inflation mondiale.

Les industriels chinois font face à des coûts plus élevés, les prix des matières premières étant en hausse, en particulier dans les secteurs de l’énergie et de la chimie.

L’offre comme la demande dans des industries telles que le pétrole, le caoutchouc et les produits plastiques ont montré une "faiblesse persistante", selon le statisticien du BNS, Huo Lihui.

Dans l’ensemble, la production et les activités opérationnelles du secteur manufacturier sont restées stables, a indiqué M. Huo, ajoutant qu’il y avait "un léger ralentissement de la demande du marché" pour les nouvelles commandes.

La Chine, deuxième économie mondiale, est également confrontée depuis plusieurs années à un ralentissement de la demande intérieure et de l’investissement, qui pèse sur son vaste secteur manufacturier.

Malgré un léger repli des données industrielles, le PMI non manufacturier chinois, qui mesure l’activité dans les services et la construction, a progressé à 50,1 en mai, contre 49,4 en avril.