Trois ans après son lancement en février 2023, à l’initiative de Chanel et de 15 membres fondateurs de l’industrie cosmétique, le consortium TRASCE (pour TRaceability Alliance for Sustainable CosmEtics) dresse le tout premier bilan de son action.
Fort aujourd’hui de 18 membres [1], marques comme fournisseurs, grâce à une mutualisation inédite des démarches de traçabilité, TRASCE permet une cartographie des chaînes d’approvisionnement. Pour structurer ses efforts de traçabilité, le consortium a fait le choix collectif de la plateforme Transparency-One, une société du groupe ISN.
En trois ans : 3778 fournisseurs ont été recensés, parmi lesquels 1350 ont partagé des données sur leur chaîne d’approvisionnement ; les travaux ont permis de définir 12 ressources à cibler en priorité, dans une démarche progressive visant à couvrir 40 filières de matières premières cosmétiques et packaging (sur certaines chaînes de valeur, le consortium est parvenu à remonter jusqu’au rang 8), et deux groupes de travail multi-acteurs dédiés aux filières jugées prioritaires – le bois et la noix de coco – ont été mis en place.
Sur ces deux filières prioritaires, des travaux menés avec des fournisseurs, des ONG et des organismes de certification ont abouti à des plans d’amélioration concrets.
« Aucune entreprise ne peut transformer seule ses chaînes d’approvisionnement. C’est précisément pour cela que TRASCE a du sens : en alignant nos outils, nos exigences et nos pratiques, nous construisons un référentiel commun qui nous permet d’avancer plus vite et plus loin tout en travaillant main dans la main avec nos fournisseurs partenaires. Trois ans après le lancement du consortium, nous en mesurons déjà les effets concrets et nous sommes convaincus que c’est par ces approches collectives que nous transformerons durablement nos chaînes d’approvisionnement », résume Virginie Streho, Directrice Achats Matières Premières et Sous Traitance de Chanel Parfums Beauté.
À l’avenir, le consortium se fixe pour objectif d’approfondir la traçabilité au-delà du rang 2, de déployer ses premiers plans de remédiation et d’élargir ses partenariats sectoriels.

























