Ludovic Bonneton

Ludovic Bonneton

« C’est une approche pour ceux qui envisage le parfum d’une façon plus décontractée. Pour ceux qui comme moi, en ont beaucoup et aime en changer  », annonce d’entrée de jeu Ludovic Bonneton.

Le concept repose sur 15 fragrances très variées, classées dans 10 familles olfactives identifiables par un code. Chaque parfum est identifié par un numéro composé de 3 chiffres et une couleur. Le premier chiffre, celui de la centaine, ainsi que la couleur, indiquent la catégorie olfactive. La catégorie 000 est celle des colognes, celle des 100 représente les floraux, 200 sont les fruités, etc. Les chiffres au-delà de la centaine indiquent l’ordre d’apparition dans chaque famille. Par exemple le parfum 601 est le premier créé de la famille 600, celle des boisés. Détail important, les trois principales notes de chaque parfum sont clairement affichées. Pas celles de tête, de cœur ni de fond, mais celles que l’utilisateur retrouvera à l’évidence. Le 601 par exemple, affiche ainsi ‘poivre, cèdre patchouli’. « Les gens adorent. Ces trois notes aident à engager la conversation. Ils cherchent le poivre, le cèdre ou le patchouli, les reconnaissent. Cela active l’intérêt, » assure Ludovic Bonneton.

Une approche atypique du parfum et du consommateur. Ici le rêve et le mystère laissent la place au didactique, à une autre forme de découverte, directe, simple et franche.

« Nous essayons de faire partie de cette vague qui réveille les choses, qui réveille cet intérêt pour un sens quelque peu oublié, mais qui finalement intéresse tout le monde. Un peu comme cela s’est fait pour la ‘bistronomie’ ou le ‘bien manger’ auxquels on a ouvert l’accès et qui a finalement répondu à une curiosité, un intérêt de la part des gens ».

Les fragrances Bon Parfumeur jouent donc sur la proximité et s’affichent en toute logique sur une gamme de prix tout autant accessible, 35 euros les 30ml, pour une marque dont le positionnement n’en reste pas moins celui de la parfumerie de niche. Les jus, tous composés par des créateurs parfumeurs français (Alexandra Monet, Benoit Lapouza, Corinne Cachen, Karine Dubreuil, Nathalie Koobus et Philippe Romano) ont en commun d’être sophistiqués dans leur composition et assurés de belles matières premières. « Je ne donne pas de limite au parfumeur, juste d’aller chercher ce qu’il y a de meilleur », assure Ludovic Bonneton.

Une nouvelle dimension du parfum qui semble trouver un écho. Lancé en juin 2016, Bon Parfumeur a ouvert sa première boutique en propre fin décembre rue des Francs Bourgeois à Paris, haut lieu de la parfumerie alternative. La marque est aussi présente au Bon Marché et dans plus de 70 points de vente, type concepts stores, dans le monde (Tokyo, Los Angeles, New York, Londres, Dubaï …). « Nous essayons d’être dans de jolis endroits où les gens ont déjà cette forme de curiosité pour des concepts innovants ».

De nouvelles références sont prévues avant l’été dont un ambré très sensuel, un floral solaire et une nouveauté dans la catégorie « spéciaux ».

« Nous sommes parti pour une longue histoire », promet Ludovic Bonneton.