Le géant américain Procter & Gamble (P&G) a publié jeudi 22 janvier des résultats inférieurs aux attentes pour le deuxième trimestre de son exercice décalé. Dans un environnement difficile pour a consommation, le groupe a été amené à abaisser certains de ses objectifs financiers.

Beauté et skincare tirent la croissance

D’octobre à fin décembre, le spécialiste des produits ménagers et d’hygiène (propriétaires, entre autres, des marques Gillette, Ariel, Pampers, et Head & Shoulders) a engrangé un chiffre d’affaires de 22,2 milliards de dollars (+1% sur un an). C’est légèrement moins qu’attendu par un consensus d’analystes interrogés par Bloomberg.

Les revenus sont stables sur un an en croissance organique, la baisse des volumes de vente (-1%) étant partiellement compensée par des prix plus élevés, explique P&G, en particulier en Amérique du Nord.

Le groupe a continué d’enregistrer des ventes en hausse dans la catégorie beauté (+5% de ventes sur un an) et la catégorie skincare (+5% sur un an) notamment. À l’inverse, la catégorie produits pour bébés a été à la peine (-3%).

Bénéfice en recul

Le bénéfice net sur la période a quant à lui reculé à 4,3 milliards de dollars (-7%), en raison de charges liées à son plan de restructuration, annoncé mi-2025 sur fond de guerre commerciale. Rapporté par action, il s’est établi à 1,78 dollar (-5% sur un an), là aussi inférieur aux attentes du marché.

Les États-Unis ont terminé 2025 avec une inflation de 2,7% sur un an, un niveau qui a cessé d’accélérer mais reste élevé, pesant sur des ménages américains confrontés à des prix de l’alimentation et de l’électricité plus élevés.

"Nos résultats du deuxième trimestre nous permettent de rester sur la bonne voie pour atteindre nos objectifs annuels en matière de croissance organique des ventes (...) dans un contexte difficile pour les consommateurs et sur le plan géopolitique", a souligné Shailesh Jejurikar, le nouveau CEO du groupe, cité dans le communiqué.

Ce dernier table ainsi sur des "résultats plus solides" au deuxième semestre de l’exercice.

Pour l’exercice 2025/2026, P&G continue de prévoir une hausse organique de 1% à 5% de son chiffre d’affaires, ainsi qu’un bénéfice ajusté par action attendu entre 6,83 et 7,09 dollars. En revanche, il a abaissé sa prévision de bénéfice net par action, visant une progression de 1 à 6% cette année contre une croissance de 3 à 9% annoncée précédemment.