Sous-traitant spécialisé pour l’industrie de la beauté, le groupe est désormais structuré autour de trois sociétés : Ancorotti Cosmetics (maquillage), Cosmoproject (soin) et Ancorotti Perfumes. En 2026, il prévoit d’atteindre un chiffre d’affaires de 250 millions d’euros avec près de 1.000 collaborateurs. Acteur historique sur le segment du mascara, dont il est un des leaders mondiaux, avec environ 150 millions d’unités conditionnées chaque année, l’entreprise poursuit sa diversification. « Nous voulons être présents sur toutes les catégories de produits, y compris en nous appuyant sur des acquisitions si nécessaire », explique Renato Ancorotti, fondateur et président du groupe.
Une nouvelle usine dédiée à la parfumerie
Sur le plan industriel, le groupe s’appuie sur trois sites de production en Italie. Le site historique de Crema, dédié au maquillage, assure la majorité de l’activité du groupe (plus de 60% du chiffre d’affaires) et exporte 90% de sa production. L’activité soin est réalisée à Parme, majoritairement à l’intention de clients italiens, avec un marché domestique représentant environ 60% des ventes, les 40% restants étant exportés. Enfin, la nouvelle unité de production dédiée au parfum est située à Crema à proximité de l’usine de maquillage. Entièrement automatisée, elle a nécessité un investissement de 23 millions d’euros et dispose d’une capacité annuelle de 1,5 millions de litres et s’étend sur un site de 5000 m².
Aujourd’hui, cette nouvelle activité sert d’abord les besoins de clients en Italie et aux États-Unis. Les différentes étapes de la production de parfum sont prises en charge : mise sous alcool, macération, filtration, remplissage et conditionnement. Cette organisation permet au groupe de proposer un service complet, aussi bien pour des productions de niche que pour des gros volumes industriels.
Textures et formats hybrides
Pour la création des fragrances, Ancorotti Perfumes s’appuie sur des partenariats privilégiés avec différentes maisons de composition. Ces collaborations permettent au fabricant italien d’être présent sur l’ensemble de la chaîne en proposant ses propres jus notamment pour des offres clé en main. Le groupe propose aussi des bougies parfumées, par le truchement d’un partenaire spécialisé.
Au-delà de la parfumerie alcoolique classique, l’entreprise met particulièrement en avant sa maîtrise des solutions hybrides, sans alcool, sans alcool, qui laissent une part importante à la créativité. Ancorotti entend ainsi capitaliser sur son expertise acquise dans le maquillage pour développer des concepts différenciants, notamment sur les textures et les gestuelles d’application. Parmi les innovations présentées à Esxence figuraient des textures hybrides à la frontière entre parfum et cosmétique, allant des sticks aux poudres, en passant par des brumes holographiques, des concrètes et des gels associant performance olfactive et bénéfices pour la peau.
Solides ambitions
Si Ancorotti Perfumes représente encore une part modeste des ventes du groupe, sa croissance est rapide. Pour 2026, l’entreprise vise un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros pour cette seule division.
« C’est encore une activité de start-up », reconnaît Renato Ancorotti, qui estime toutefois que les investissements réalisés dans l’outil industriel et le positionnement full service constituent de solides leviers de développement pour cette nouvelle activité.





























