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Innovation & nouveautés

BGene produit des molécules odorantes pour la parfumerie à partir du bois

La startup BGene utilise la machinerie cellulaire de micro-organismes pour produire des molécules à forte valeur ajoutée destinées à la cosmétique ou à la parfumerie, à partir d’une ressource renouvelable et non alimentaire, le bois. L’objectif est de substituer aux méthodes couteuses et polluantes, une technologie respectueuse pouvant s’inscrire dans une économie circulaire.

Marie-Gabrielle Jouan, présidente de BGene

Marie-Gabrielle Jouan, présidente de BGene

Initialement spécialiste des micro-organismes, la société BGene a choisi de se tourner vers les coproduits du bois, pour ouvrir une nouvelle voie de production de molécules. « Nous identifions dans la nature la bactérie qui permettra de transformer les molécules du bois en cette molécule attendue par le client », résume Marie-Gabrielle Jouan, présidente de BGene.

Une large variété de molécules

Le métabolisme des micro-organismes ou des bactéries leur permet d’assimiler le carbone pour se multiplier et/ou pour produire grâce à un processus de fermentation. « Notre châssis bactérien possède en lui les enzymes capables de lui rendre accessible le carbone du bois et de le transformer pour se multiplier mais aussi pour produire des molécules d’intérêt et notamment des précurseurs d’arômes et fragrances », explique la scientifique.

Le système fonctionne pour une multitude de molécules différentes, à chaque molécule sa solution. Certaines bactéries peuvent être à l’origine de plusieurs molécules ou famille de molécules.

Origine naturelle

L’objectif de cette biotechnologie quasi unique associée au bois est de répondre aux attentes de naturalité des acteurs du secteur de la parfumerie et de la cosmétique. « Il y a aujourd’hui une reconnaissance de cette naturalité via le dosage des carbones. Nous nous inscrivons dans la synthèse biotechnologique avec 100% des carbones qui sont naturels puisqu’issus du bois », souligne Marie-Gabrielle Jouan.

Une innovation de rupture en termes de sourcing qui permet surtout de pallier le coût élevé d’une extraction naturelle à partir d’une plante, et assure la pérennité de la production. « En parfumerie, il faut cultiver des champs pour avoir une molécule odorante, ce sont autant de champs non utilisés pour la culture nourricière. L’extraction elle-même est très polluante et peu rentable. Enfin, la production est soumise aux aléas climatiques, la ressource peut être fluctuante tout comme son prix ».

Le châssis bactérien utilisé par BGene possède en lui les enzymes capables de lui rendre accessible le carbone du bois et de le transformer.

Le châssis bactérien utilisé par BGene possède en lui les enzymes capables de lui rendre accessible le carbone du bois et de le transformer.

Déjà en contact avec les principaux acteurs du secteur séduits par l’innovation, la société BGene, composée de 14 personnes dont 80% de scientifiques, répond aux demandes de ses clients mais travaille également au développement de sa propre famille d’ingrédients dans le secteur des arômes et parfums.

Une levée de fonds réalisée en 2017 devrait permettre d’accélérer le lancement de son premier produit.

Kristel Milet

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  • Le système fonctionne pour une multitude de molécules différentes, à chaque (...)
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